Note : Écrit le 26 mars 2023
Ah, la distance marathon… mythique ! Objet de multiples analyses et de légendes, mélange de souffrance et de bonheur pur, elle est à mes yeux l’épreuve de vérité de la course à pied.
Les débuts : Le fracassage tropical

Ma première rencontre avec les 42,195 km a eu lieu au tout début de ma vie de coureur, en Martinique.
À dire vrai, je n’avais aucune idée de ce dans quoi je me lançais. La combinaison du manque d’expérience et du climat tropical a provoqué un « fracassage » mémorable dès le 27ème kilomètre.
J’ai dû puiser loin dans mon mental pour terminer ; l’abandon n’était tout simplement pas une option.
L’exil et la reconstruction
Après cette première expérience, les occasions ont manqué en Martinique. J’avais New York en tête, mais le projet ne s’est jamais concrétisé. Puis vint le grand changement : l’émigration au Canada, à Montréal.
En rejoignant un club, j’ai choisi de reconstruire mes bases sur 5, 10 et 21,1 km. Une fois prêt, j’ai tenté un retour sur la distance reine à Longueuil. Ce ne fut pas une réussite. Malgré une bonne préparation, le décès de mon père deux semaines avant la course a eu raison de mes jambes. J’ai cassé au 32ème kilomètre. Déçu, j’en ai même arrêté ma montre.
Ottawa : La communion dans la douleur

Nouvelle aventure avec mes fidèles amis Patrick et Stéphane. L’objectif : décrocher un BQ (qualification pour Boston).
Ma préparation est rigoureuse, mais le scénario se répète : je casse vers le 30ème kilomètre.
Alors que Stéphane termine en fusée, je me retrouve à marcher avec Patrick.
Ce fut un magnifique moment de communion dans la douleur. Nous avons franchi la ligne main dans la main. Un souvenir précieux, même si l’échec chronométrique fut difficile à encaisser.
- 26 mai 2019 – Ottawa : 4h 04′ 44 »
- Garmin
Rimouski : La course référence

Frustré, je m’inscris en secret pour Rimouski.
Malheureusement, une fasciite plantaire gâche ma fin de préparation. Je ne cours que très peu, compensant par du vélo et du renforcement.
Le jour J, un vent violent s’invite sur le parcours.
Sans pression de chrono, mon seul but est de finir proprement.
Paradoxalement, ce fut le marathon que j’ai le plus apprécié : une référence absolue dans ma gestion de l’effort.
8 septembre 2019 – Rimouski : 3h 30′ 40 »
Garmin
Le plaisir pur : Le Marathon Olympique
Avec deux excellents amis, nous décidons de recréer le parcours mythique des Jeux Olympiques de Montréal 1976.
Pas de dossard, juste une « fun run » pour partager des kilomètres.
Un souvenir impérissable pour mon troisième 42,2 km de l’année.
17 novembre 2019 – Montréal (Off)
Strava

La déception climatique

Après deux années de COVID, je reprends avec Maxime, mon coach. C’est ma meilleure préparation à ce jour. Mais le jour J, une canicule précoce et une humidité écrasante réduisent mes espoirs à néant. Une énorme déception suivie d’une grande fatigue.
22 mai 2022 – Longueuil : 3h 47′ 36 »
Garmin
Pourquoi je poursuis ma route
À ce jour, je n’ai pas encore réalisé « la » course que je visualise. C’est en cela que le marathon est ma boussole. M’entraîner pour cette distance est mon fil conducteur. Chaque échec m’apprend la rigueur et m’aide à comprendre que courir 42,2 km est bien plus qu’une affaire de chronomètre.
C’est une quête d’objectifs multiples, un peu comme la vie. Et j’espère sincèrement que ce chemin fait de moi un athlète plus complet, prêt pour les défis plus grands qui m’attendent à l’horizon.
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