Cap sur 2026 : Entre tests de Vitesse Critique et réalités hivernales

L’ambition 2026

À peine 2025 terminé, les yeux étaient déjà rivés sur 2026. Avec des dossards de plus en plus difficiles à obtenir, j’ai sécurisé mon calendrier très tôt. Le menu est clair : un premier trail dans deux mois (2 mai) avec une étape de vitesse sur un 21km mi-avril. Mais pour réussir ce passage du bitume aux sentiers, la planification doit être chirurgicale.

L’hiver et les aléas physiques

Ce début d’année n’a pas été de tout repos. Entre une infiltration à l’épaule fin décembre qui a limité mon renforcement haut du corps, et un hiver québécois fidèle à lui-même (verglas, neige, obscurité), l’adaptation a été le maître-mot. Beaucoup de mes séances se sont jouées sur tapis ou sur piste intérieure, comme le montre mon volume de ce début d’année :

Semaine-DateSportDuréeDistanceD+
01| 29-12 au 04-01Running8h1085km1215 mètres
Musculation-renfo.3h04
02| 05-01 au 11-01Running8h0886km977 mètres
Musculation-renfo.2h13
03 | 12-01 au 18-01Running8h3388km258 mètres
Musculation-renfo.1h24
04 | 19-01 au 25-01Running7h2382km
Musculation-renfo.2h32
05 | 26-01 au 01-02Running8h1381km957 mètres
Musculation-renfo.1h16
06 | 02-02 au 08-02Running6h5175km89 mètres
Musculation-renfo.2h01
07 | 09-02 au 15-02Running8h0889km382 mètres
Musculation-renfo.2h18
08 | 16-02 au 22-02Running8h2892km491 mètres
Musculation-renfo.2h15
09| 23-02 au 28-02Running6h4272km509 mètres
Musculation-renfo.0h57

Le virage technique : Pourquoi la Vitesse Critique (VC) ?

En 2025, nous nous basions sur la VMA (autour de 16,5 km/h). C’est une base, mais pour mon profil d’endurance, elle a ses limites. Ma force, c’est de tenir un haut pourcentage de ma FC Max longtemps (92% sur mon dernier semi).

Avec mon coach, l’objectif est désormais de déplacer mon Seuil Ventilatoire 2 (SV2). L’idée ? Augmenter ma puissance en côte en travaillant ma Vitesse Critique (VC). C’est l’allure maximale que l’on peut maintenir sans s’effondrer physiologiquement.

Le Diagnostic : Les tests de vérité

Pour cibler cette zone, la semaine 4 a été décisive avec deux tests terrain :

Le test de 3′ : Un sprint long et régulier (3’27/km – 328W).
Le mardi après 20′ d’échauffement et quelques accélérations, je fais un 3′ au maximum de ma vitesse en étant régulier et en n’explosant pas. j’ai réussi à faire 3’27/km avec une FC de 189Bpm et 328w, j’ai terminé brûlé et clairement je n’aurais pas pu faire bien mieux.

Le test de 12′ : Un effort au curseur (3’52/km – 295W).
Le jeudi après mon échauffement , il s’agissait de tenir 12′ en flirtant avec ma limite, c’est un exercice que j’affectionne et j’ai tenu une allure de 3’52/km avec un FC de 183BPM et 295watts.

Mais c’est la séance de paliers progressifs de 4′ le mardi suivant qui a apporté la preuve et confirmé de manière claire que ma Vitesse Critique est de 14,7 km/h, mais surtout elle révèle exactement où se situe mon point de rupture, je vous explique,

La confirmation du Seuil 2 (VC) :
Sur le palier qui se rapproche de ma VC calculée avec les tests 3′ et 12′ (autour de 14,5 – 14,8 km/h) on constate :

  • Stabilité Cardiaque : Mon cardio se stabilise entre 168 et 172 bpm. C’est ma zone de confort « haute ». je suis en équilibre aérobie.
  • Puissance : Je développe environ 270-275W.
  • Conclusion : C’est ma vitesse de croisière maximale « infinie ».

Le point de bascule (Le « Mur » de la VC):
C’est le palier suivant qui est vraiment le plus parlant (celui où je suis au-dessus de 15 km/h) :

  • Dérive Cardiaque : Dès que je franchis les 15,2 km/h, mon cardio ne se stabilise plus. Il grimpe en flèche pour passer les 178-180 bpm.
  • Le coût de l’inefficacité : Pour gagner seulement 0,5 km/h, mon cœur doit fournir un effort disproportionné. je quitte le domaine aérobie pour puiser dans mon réservoir anaérobie (D’).
  • Conclusion : Ma VC est bien une barrière physiologique nette. À 14,7 km/h je suis un « Diesel » efficace, à 15,5 km/h je me transforme en une chaudière qui surchauffe super vite pour exploser.

Conclusion : Les 3 axes de travail

Le diagnostic est posé. Pour mon trail du 2 mai, tout l’enjeu sera de transformer ces watts développés à plat en puissance ascensionnelle. Mes trois priorités jusqu’en mai sont donc :

  1. Travail au seuil (SV2) pour repousser cette limite de 14,7 km/h, et le travailler en côtes.
  2. Volume de dénivelé (sur tapis incliné à 8-12% pour simuler la VC en côte).
  3. Renforcement musculaire spécifique (pour compenser le retard lié à l’épaule).

Le chemin est tracé, rendez-vous mi-avril pour le premier test chronométré sur 21km !

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